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De tout temps, les femmes ont lavé et rincé le linge à la rivière ou à la fontaine. Peu à peu, ces lieux ont été aménagés. Les lavoirs les plus rustiques étaient souvent de simples pierres assemblées en bassin à proximité d’un point d’eau ; ils étaient rarement couverts.

Les bâtiments, exclusivement réservés au lavage du linge, ne semblent apparaître qu’à la fin du 17eme siècle, mais c’est surtout au 19eme siècle qu’ils équipent progressivement villes et villages. Cet essor correspond à la conjonction de deux phénomènes : la prise de conscience des principes d’hygiène et le développement économique des campagnes.

A l’époque, les autorités médicales mettent l’accent sur la salubrité publique ; il est reconnu que l’insalubrité provient, en particulier, de l’utilisation indifférenciée des points d’eau. Simultanément, les épidémies ont appris que le linge pouvait véhiculer des germes malsains. Par ailleurs, depuis 1789, les municipalités, héritières des communautés villageoises, ont vu leurs attributions solennellement confirmées. Elles sont chargées de régir les biens et les revenus de la communauté et d’établir un budget équilibré, si possible excédentaire, grâce, en particulier, aux ventes régulières du bois communal. Elles assurent, bien évidemment,  la gestion de l’équipement public. C’est dans ce cadre que l’eau arrive au village et que sont édifiés les lavoirs. Pour ces réalisations, les ressources du budget ordinaire sont insuffisantes, elles doivent être complétées par les revenus exceptionnels de vente des bois de la réserve qui, depuis Colbert, doit être autorisée par l’autorité de tutelle, l’intendant, puis le préfet dés le début du 19eme siècle.

 

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