Le paysage de Salmaise, site et situation.

 

Le village présente trois niveaux d’habitation particulièrement bien repérables (Cf la photo de Salmaise vu des roches du parc).

Au bord du plateau, protubérance du Châtillonnais, c’est le Salmaise du haut, appelé « la chaume ».

 A mi-pente, se remarque un autre Salmaise, dit autrefois  « la ville basse » qui se prolonge vers le fond de la vallée, via la rue de la Tannerie,  et conduit ainsi à un troisième niveau d’habitation, le hameau de Rimbert.

Le profil de la vallée  en V est sensiblement symétrique. Dans les parties hautes, la corniche calcaire du plateau dessine un abrupt de 30 à 40 m qui s’articule sur le tracé concave du versant taillé dans les matériaux tendres du lias marneux, mais interrompu, à mi-pente, par une légère saillie calcaire.

La vallée encaissée (plus de 200 m de dénivelé pour une largeur d'environ 200 m) est parcourue par l’Oze. Comme ses rivières sœurs, l’Ozerain, la Brenne et l’Armançon, elle coule en direction de Paris.

Au pied des témoins de la couverture calcaire du Châtillonnais, dégagée par l’érosion au cours des temps géologiques, ces vallées se rattachent aux « Terres Plaines » pré-morvandelles.

Entre le bassin parisien et le sillon rhodanien, elles constituent des voies de passage aisées, empruntées, hier par les routes de l’étain, puis par les voies romaines (le site emblématique d’Alésia est à deux pas) et médiévales avant d’être occupées par la circulation moderne et contemporaine. Le chemin de fer emprunte la vallée de l’Oze dés le milieu du 19è siècle.

Axes d’échanges donc d’enjeux forts, ces vallées furent, dans l’histoire, sous la surveillance de sites fortifiés, les nombreux châteaux qui les parsèment en sont les témoins… 

Salmaise est une bonne synthèse de ces paysages du haut Auxois. Avec son plateau couvert de vastes parcelles de céréales ou de maïs fourrage et ses forêts de feuillus, il prolonge le Châtillonnais.

La vallée et ses versants, couverts de prairies « naturelles » coupées de haies vives, hier encore fonctionnelles, mais, aujourd’hui, remplacées par un réseau de barrières en fil de fer constituent de véritables rubans d’Auxois.

 

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